Besoins caloriques

Le coût énergétique d'une activité en montagne dépend:

En conclusion, la dépense calorique peut varier de 200 à 1 200 kcal/heure. Dans des conditions moyennes la perte calorique est estimée à 500 kcal/heure. Soit pour une course de 5 heures une dépense de 2 500 kcal. Pour calculer la dépense calorique, il faut ajouter la perte due à l'activité journalière restante, soit 2400 kcal qu'il faudra compenser si l'on ne veut pas puiser dans ces réserves.

Lors d'une course à la journée, les 4 900 kcal de perte seront compensées le soir ou le lendemain par une alimentation un peu plus abondante en privilégiant l'apport glucidique.

Pratiquement pour une succession  de courses, une ration quotidienne de 3 000 à 3 300 kcal en moyenne doit couvrir correctement les besoins au prix d'une perte de graisse

Composition d'une ration alimentaire journalière de 3 200 kcal:

Ensuite à l'aide des tableaux figurant sur les emballages des produits, vous calculerez la répartition des glucides, lipides, protides des différents aliments, et vous obtiendrez votre ration journalière.

Besoins hydriques

La quantité d'eau consommée au cours d'une journée en montagne est fonction:

On estime que pour rester performant  lors d'un effort soutenu, il faudrait un apport d'environ 700 ml à l'heure. Toutefois l'intensité maximale est rarement atteinte en montagne et il est difficile de porter la quantité de liquide compensant les pertes en sueur lors d'une longue course.

Il faut donc:

Conséquences de la déshydratation

Les sels minéraux:

Une transpiration prolongée fait apparaître des traces de sel sur les vêtements, mettant en évidence une déperdition en sels. Contrairement aux concentrations des liquides de l'organisme, la sueur est peu concentrée en sels. Si les pertes sont rapidement compensées, il persiste un déficit en sel qui peut nécessiter l'apport d'un ou deux grammes de sel par litre de boisson. En montagne, l'impossibilité de boire en quantité suffisante pour compenser les pertes, évite la survenue d'un déficit en sel.

Un apport quotidien de 8 à 10 grammes de sel est suffisant pour compenser les pertes sudorales.

L'apport de sucre dans les boissons:

Sous forme liquide, le sucre est l'élément le plus efficace pour lutter contre l'hypoglycémie. La concentration en sucre d'une boisson est choisie en tenant compte du but recherché:

Les boissons à éviter:

 

Fiche: "Alimentation"

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Alimentation: Les principes

Alimentation: Applications pratiques en montagne

Gérer le stock de carburant:
  • Si la durée de l'exercice est inférieure à 2 h, il n'y a pas lieu de modifier son alimentation
  • Si la durée de l'exercice est comprise entre 2 et 6 h, la dépense d'énergie peut être équilibrée par une alimentation adaptée
  • Si la durée de l'exercice est supérieure à 6 h, le bilan énergétique est toujours déficitaire. Une journée de repos avec une alimentation choisie est nécessaire

Choisir ses aliments:

  • Absorber des glucides complexes ( pâtes, riz, semoules...) en quantité suffisante, au dîner précédent la course. Pour augmenter l'assimilation des glucides afin d'obtenir une surcompensation ( c'est à dire une augmentation du stockage au-delà des réserves au repos), il est nécessaire d'avoir pratiqué un exercice avant le dîner ( montée au refuge)
  • En ambiance froide, une alimentation riche en lipide améliore la lutte contre le froid
  • Observez un délai minimum de 2 h entre le dernier repas et l'effort intense. En montagne, il est conseillé de débuter l'activité lentement et de fournir un effort d'intensité élevé au bout d'une heure.

Préserver la réserve de glucides ( glycogène):

  • En améliorant ses qualités d'endurance ( entraînements réguliers, travail foncier)
  • En apportant un complément d'énergie pendant l'effort par des glucides simples à l'aide de rations de 50 g toutes les deux heures

Accorder de l'importance à la récupération pour reconstituer les stocks de glycogène:

  • Boire essentiellement des boissons sucrées
  • Manger abondamment des glucides complexes au repas ( pâtes, riz, semoule..)
  • Diminuer la ration de protide au cours du repas suivant l'effort pour privilégier l'apport en glucide
  • Après épuisement complet du stock de glycogène, plus de 20 heures de repos et une alimentation riche en glucide sont indispensables

Boire en montagne:

  • Augmenter la quantité de boisson si l'activité se déroule en ambiance chaude ou en altitude.
  • Choisir sa boisson: faiblement concentrée en sucre, 5% ( jusqu'à 10% si l'effort se pratique en ambiance froide) et à une température de 12°C à 15°C.
  • L'eau de fonte n'entraîne pas de trouble digestif, c'est la température du liquide proche de 0°C qui est responsable de ces maux.
  • Limiter les pertes d'eau par sudation en diminuant l'intensité de l'effort et en choisissant des vêtements adaptés.
  • Après l'effort vous pouvez boire toutes sortes de boissons, sucrées ( soda, jus de fruit, boissons énergétiques), minéralisées ou des bouillons de légumes.
  • Boire beaucoup d'eau, régulièrement et en petite quantité
  • Prendre garde aux risques de pollution de l'eau ( troupeaux en amont....); en cas de doute, utiliser un désinfectant de type hydroclonazone, micropur, dérivés iodés.

 

Avant la course:
  • Les jours qui précédent:
  • Choisir une alimentation variée.
  • Eviter les repas trop copieux, surtout riches en graisse.
  • Une alimentation hyper glucidique n'est justifiée qu'en phase de récupération d'un exercice pratiqué dans les jours qui précédent.
  • Le matin même:
  • Si l'appétit n'est pas au rendez-vous, il faut s'efforcer de consacrer le temps nécessaire au petit-déjeuner, consommer des aliments énergétiques et boire abondamment
  • Eviter le café au lait, particulièrement indigeste ou une trop grande quantité de lait

Pendant la course:

  • S'interdire un rythme rapide au départ, surtout en période digestive
  • Se dévêtir, dès l'apparition de la transpiration
  • S'arrêter au bout de 2 heures d'effort
  • Boire souvent surtout s'il y a possibilité de se ravitailler facilement
  • Fractionner l'alimentation toutes les deux heures
  • Varier les aliments solides pour éviter le dégoût: barres de céréales, gâteaux de semoule ou de riz, fruits secs
  • Limiter les aliments riches en graisse ( charcuterie, fromage gras, chocolat en grosse quantité)

Après la course:

  • Boire abondamment, plus que nécessaire pour étancher sa soif: un demi-litre dès la fin de la course puis régulièrement, toutes les demi-heures
  • Manger régulièrement des aliments riches en glucide sans attendre le dîner
  • Se détendre ( étirement, relaxation, repos)
  • Eviter un dîner trop copieux, privilégier des glucides à assimilation lente ( pâtes, riz, semoule)

 

 

 

Casse-croûte 1 200 kcal

  • 1 salade composée ( riz, thon, oeuf, tomate, olive, huile)

  • 30g de fromage

  • 2 fruits frais

  • 50 g de pain

Casse-croûte 1 750 kcal

  • 2 barres de céréales

  • 1 biscuit énergétique

  • 1 barre de chocolat noir

  • 1 sachet de fruits secs

  • 100 g de pain

  • 100 g  de fromage

  • 100 g  de charcuterie

  • 1 fruit frais

  • fruits secs ( 5 pruneaux)

Casse-croûte 2 750 kcal

  • 3 barres de céréales

  • 1 biscuit énergétique

  • 1 barre de chocolat noir

  • 2 sachets de fruits secs

  • 200 g de pain

  • 100 g  de fromage

  • 100 g  de charcuterie

  • 100 g  de thon

  • fruits secs ( 10 pruneaux)

 

Equivalence glucidique de 50 g de glucose

  • 8 g de dattes sèches

  • 66 g de raisins secs

  • 5 bananes sèches

  • 7 figues sèches

  • 7 pruneaux ( sec)

  • 10 bonbons

  • 1 litre de thé avec 10 sucres/litre ou 6 cuillerées de miel

Boisson énergétique naturelle

  • 20 cl de jus d’orange

  • 2g de sel

  • 6 cuillerées de miel

  • compléter avec 1 litre d’eau

 

 

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