
Une semaine de ski de montagne a été programmée au calendrier hivernal du CAF Turbo Béarn dans deux régions des environs de Gap : le Dévoluy et le Champsaur. Le Dévoluy est un petit massif des Préalpes situé à louest du Col Bayard, lui-même situé au nord de Gap. Le Champsaur quant à lui, fait partie de lOisans dont il constitue lextrémité Sud. Il sétend entre la route Napoléon à louest et la Station de ski dOrcières-Merlette à lest. Les hébergements sont des Gîtes dEtapes accessibles par route et les courses se font à la journée ce qui permet davoir des sacs légers. Nous sommes six participants, répartis dans deux voitures utilisées pour le voyage et les déplacements locaux. Voici pour lorganisation.
LE VOYAGE ALLER Samedi 15 février au matin départ du parking de lautoroute de Soumoulou. Route habituelle vers cette région de France, via Aix-en-Provence, Sisteron, Serres, le Col du Festre éclairage superbe sur les montagnes du Dévoluy, mais bise aigrelette et enfin, Saint-Disdier où nous serons hébergés pour trois nuits au gîte du village. Une courte émotion à relater pendant le trajet routier : nous repartons dune aire de repos en oubliant Christine ! Heureusement les portables fonctionnent et la deuxième voiture récupère la silencieuse et trop discrète skieuse ! Quant au gîte nous naurons quà nous féliciter de son choix. Accueil des plus sympathiques, belle demeure méticuleusement entretenue et restauration dune qualité hors du commun : cest le triomphe du bio !
ROCHER ROND (2453m) Dimanche 16, 8km de route nous mènent au hameau de LACHAUP, près dAgnières-en-Dévoluy. Laltitude est de 1392m, cest notre point de départ pour le ROCHER ROND. Derniers préparatifs et départ à 8h45. Le temps est assez froid et le ciel est couvert. Nous montons vers la COMBE DES BUISSONS et bientôt des bancs de brume nous entourent. Mais nous possédons trois GPS qui vont se révéler efficaces pour nous mener sans problème au premier "waypoint", en loccurrence un éperon coté 1762m. Il y a quelques traces qui facilitent aussi la progression. Vers 10h, une belle éclaircie vient à point pour nous dévoiler le ROCHER ROND qui paraît tout près. En fait nous sommes à son pied, mais il y a quand même une longue pente 600m environ à gravir : cest COSTEBELLE. La pente saccentue rapidement et les lacets commencent à succéder aux lacets. La neige est dure, glacée par endroits et, un peu crispés, nous nous efforçons déviter les moindres dérapages pouvant entraîner une glissade. Vers la cote 2309m, nous débouchons enfin sur le cône terminal où la pente sassagit. Encore une demi-heure avant de parvenir au sommet. Les arrivées se succèdent entre 12h15 et 12h45. Très belle ambiance mais le panorama reste limité par les nuages. Nous pouvons quand même admirer les arêtes déchiquetées qui nous relient à la TÊTE DE PLATE LONGUE, toute proche vers le nord. Les vallées sont invisibles, cachées sous un épais brouillard. Le froid qui règne ici aujourdhui est accentué par un vent glacial. Nous ne nous attardons pas et commençons bientôt la descente. Celle-ci sera moins stressante que nous ne le redoutions et nous arriverons assez vite au pied de COSTEBELLE. Après quelques petites hésitations nous retrouvons notre point de départ en compagnie des flocons de neige qui commencent à bien tomber. Fin de la course à 14h15. Arrivés au gîte nous appendrons que le ciel y est resté bouché toute la journée ! Finalement nous sommes tous heureux de cette première réalisation.
COL DE RABOU (1888m) Lundi 17, les incertitudes de la météo nous ont conduits à abandonner le PIC DE BURE prévu au programme, pour une course plus sûre et plus courte, le COL DE RABOU effectué en circuit. Départ du gîte sous une température de 9° et courte route jusquau PONT DU VILLARD (1352m), sur la D417, quelques 500 mètres avant lENCLUS. Le ciel est complètement dégagé mais le vent dest rafraîchit encore latmosphère. A 9h15 nous commençons la montée à ski, vers lest, en coupant avec plus ou moins de bonheur les lacets dune route secondaire non déneigée. Les "aficionados" du GPS contrôlent de près la navigation bien que la visibilité soit excellente mais il faut sentraîner ! Magnifiques vues sur les villages et les montagnes calcaires du Dévoluy. Vers 1590m, au PLATEAU DU GOUTAY, la route soriente au sud pour rejoindre directement le COL DE RABOU. Sur le trajet, vue imprenable sur la COMBE RATIN et le PIC DE BURE, entièrement dégagé. Pas de regret car les conditions devaient y être sibériennes ! Au fur et à mesure de notre progression le vent diminue pour cesser pratiquement lorsque nous arrivons au COL DE RABOU. Il est midi, la température sest radoucie. Descente au soleil rive gauche du TORRENT LA SOULOISE. Litinéraire est jalonné de poteaux, au moins au début. La neige est croûteuse et travaillée par le vent. Rencontre dun groupe de raquettistes, puis de quelques skieurs de fond. La neige saméliore pour finir en bonne poudreuse. Arrivée aux voitures à 13h30. Une tentative de collation dans un gîte proche se solde par un échec. Finalement nous apaiserons nos appétits à notre gîte de Saint-Disdier.
Après-midi studieuse, longuement occupée par la saisie des "waypoints" sur nos divers GPS. Après discussion avec Eric, le gardien, pour notre dernière course au Dévoluy nous choisissons LE NID de préférence au PIC DE BURE. Cest une très belle classique, très sûre, et nous devrions y trouver de la bonne poudreuse. Pour demain enfin la météo nous promet le grand beau temps. Quespérer de mieux ?
LE NID (2509m) Mardi 18 le beau temps est au rendez-vous ! Le froid est vif, avec une température de 16° à la sortie du gîte. Nous nous rendons au Mas (1203m), un hameau de Saint-Disdier. Départ à 8h15, skis aux pieds comme les jours précédents. Il ny a pas de vent et si nous sommes à lombre le soleil inonde déjà les cimes environnantes. La montée vers la Pierre Baudinard (1614m) se déroule sur de très beaux terrains, plus ou moins bosselés, et pourvus dune végétation éparse. Beaucoup de couleurs dans un univers harmonieux. Le soleil nous atteint bientôt et le froid sestompant nous retirons déjà nos premières couches de vêtements. La neige est légère et la progression sur ce velours, dans une nature encore figée par le froid est un véritable délice. A 9h30 la Pierre Baudinard est atteinte, cest une cabane pastorale sans grand charme mais joliment située au pied dun beau monolithe. Nous attaquons maintenant le VALLON DU MAS, totalement dépourvu de végétation. Laissant une butte sur notre droite, une assez longue traversée horizontale nous conduit au fond du thalweg. Le vallon sélargit mais nous devons franchir un premier ressaut. Pour plus de commodité nous mettons les couteaux antidérapants. Cet obstacle franchi la progression se poursuit dans laxe du vallon sur des pentes faciles. Vers 2180m, regroupement sur un petit replat ; il est 11h30. Sur notre droite nous devons remonter un couloir assez court mais raide qui termine le VALLON DU MAS. Quelques traces anciennes existent, nous les suivons. Nouveau replat à 2395m, sous la TÊTE DE LAPRAS. Il est midi et quart, nous apercevons enfin LE NID qui semble encore éloigné. Courte descente, en neige excellente, sur le COL DE LAPRAS (2335m). Dans la foulée, remontée en face au COL DU COURTET (2426m). Il est 13h, certains allègent les sacs pour la montée au sommet. Les dernières pentes sont raides mais la neige, bien que dure, accroche bien. Nous atteignons le sommet les skis aux pieds à 13h15, soit au terme dune montée de 5h. Le grand beau persiste mais malgré le soleil le fond de lair reste frais. Panorama splendide sur lOBIOU, les TÊTES DE LAPRAS et DE LAUPET et plus bas le Trièves et le Vercors. Ce tour dhorizon enregistré, nous commençons aussitôt la descente. Prudente jusquau COL DU COURTET, tranquille jusquau COL DE LAPRAS et plus décontractée ensuite. Nous décidons de rentrer en longeant au sud la face Est du ROUGNOU. Il y a beaucoup de poudreuse ici mais, tombée sans vent, elle est apparemment sans risque. Arrêt casse-croûte vers 2310m, en vue du COL DE ROUGNOU. Rassasiés, nous repartons. Une grande pente se présente, toute à lombre et encore dans le froid. La neige y est profonde, poudreuse et légère. Descente euphorique jusquau fond ou presque dune doline, vers la cote 2060m. Hélas, il faut remonter à la cote 2097m pour sortir de la doline et retrouver litinéraire de montée et son soleil ! Ce nest pas très long, mais pour quelques-uns uns les peluches ont gelé et il faut effectuer la grimpette sans elles ; un petit contretemps. Superbe fin de la descente, en excellente poudreuse jusquaux voitures ; fabuleux ! Arrêt des "pimbarolles" à 16h.
Retour au Gîte de Saint-Disdier, adieux aux sympathiques gardiens puis au Dévoluy. Transfert vers le Champsaur via le Défilé de la Souloise, le Lac du Sautet, Corps, la Route Napoléon puis celle dOrcières-Merlette. Arrivée au Gîte de Chauffarel un peu avant 19h. Autre gîte, autre ambiance ski de piste mais accueil aussi excellent. Beau temps froid prévu pour demain et POINTE SUD DE LA VÉNASQUE au programme.
POINTE SUD DE LA VÉNASQUE (2620m) Mercredi 19, beau temps comme prévu, avec 13° au départ du refuge. Courte route jusquau parking des RICHARDS, cote 1575m. Nous sommes un peu surpris à notre arrivée de voir les pentes de neige labourées dinnombrables traces des skieurs passés les jours précédents. Préparatifs et début de la randonnée à 8h50. Les GPS nous guident sur une route recouverte de neige. "No problem" dans ces conditions ! Passage dun thalweg où coule un petit torrent. À pied pour les prudents, en ski acrobatique pour les téméraires ! Montée sur une croupe, dans un environnement agréable, où lon se faufile entre de gros blocs rocheux. Pas de passages obligatoires avant de parvenir vers le "col 2186m" au nord du PALASTRE (2278m), peu après 11h. Un petit passage nuageux et la bise y font régner un froid de canard aussi nous limitons le regroupement au strict minimum ! SOLEIL BUF et LA VÉNASQUE sont bien identifiables. Pour sy rendre il faut dabord monter au nord sur une croupe jusque vers 2240m, puis remonter des pentes peu inclinées, directement vers notre sommet. Vers 2450m la pente saccentue mais il y a de bonnes traces qui mènent à un petit col situé vers 2580m, immédiatement au sud de la pointe rocheuse sommitale. On y laisse les skis pour atteindre, par une courte et facile escalade, la POINTE SUD DE LA VÉNASQUE ; il est 13h pour le dernier arrivé. Nous pouvons admirer le Sud de lOisans et plus près le VIEUX CHAILLOL qui exhibe sa magnifique face Sud. Retour aux skis un peu délicat pour ceux qui nont pas mis les crampons et descente immédiate vers lendroit du casse-croûte ! Nous le trouvons vers 2380m, face au soleil et adossés à quelques petits rochers. Reprise de la descente à 14h10. La neige, acceptable jusquà maintenant devient croûteuse, puis tôlée dans la descente jusquau "col 2186m". En dessous, la croûteuse réapparaît et devient de plus en plus difficile à négocier. Une longue galère nous attend, jusquaux voitures. Mais où donc est passée la bonne poudre dhier ? Fin de lépreuve à 14h50.
VIEUX CHAILLOL (3163m) Jeudi 20, lever à 5h15 car le VIEUX CHAILLOL est une longue course qui plus est se termine par des pentes sud très raides. Il fait moins froid que ces jours passés car, comme le prévoyait la météo, des nuages élevés ont envahi le ciel. Il ny a pas de précipitations en vue mais seulement des passages nuageux et peut-être de belles éclaircies dans laprès-midi. Un bout de route nous fait vite parvenir à Chaillol puis, après quelques hésitations, à la Station de ski de Chaillol 1600 ; arrêt au parking, cote 1600m également. Départ au point du jour à 7h05 dans une station encore endormie. Grâce aux GPS, bien maîtrisés maintenant, pas de tergiversation pour trouver à mi-chemin du Téléski de la Selette lamorce de la piste qui nous mène au grand Réservoir situé sous les escarpements du SELLARET. Cote 1840m, fin de la piste. Le COL DE LA PISSE (2354m) a déjà été identifié, il nous domine de plus de 500m bien raides sur une bonne partie du trajet qui y mène ; à nous dy parvenir ! Nous choisissons la bonne trace parmi plusieurs existantes, cest déjà ça ! Les conditions ne sont pas avalancheuses mais la neige a été durcie par les passages répétés des skieurs des jours passés. Très vite la pente se redresse et il faut mettre les couteaux. Nous dépensons beaucoup dénergie pour progresser en évitant les dérapages sur une trace aux multiples conversions effectuées sur une neige bien tôlée. Certains passent aux crampons mais hélas la croûte de surface ne porte pas. Il faut revenir aux skis ! Peu à peu les pentes shumanisent, la tôle se fait plus rare, les champs de neige plus vastes mais le col est encore loin. Finalement nous y parvenons vers 9h45 : la course est loin dêtre terminée mais que voilà un bel obstacle de franchi ! La progression se poursuit, agréable et régulière. Nous longeons les pentes Ouest du PIC DU TOUROND qui nous amènent, après une longue marche, aux abords du COL DE CÔTE LONGUE. Puis le COL DE RIOU BEYROU est atteint vers 11h30. Malgré quelques recherches, on ne peut voir la CABANE DES PARISIENS (2695m), complètement enfouie sous la neige ! On attaque la phase finale, la longue face Sud du VIEUX CHAILLOL, faite dune succession de ressauts faciles. Enfin, à 13h30 le dernier des six foule le sommet. Immense panorama qui récompense nos efforts. La visibilité est bonne et nous pouvons apercevoir les principaux sommets de lOisans : au nord-est le SIRAC et en allant vers le nord, lAILEFROIDE et le PELVOUX, la BARRE DES ÉCRINS et tout au fond LA MEIJE avec son caractéristique GLACIER CARRÉ. Vers le sud, les POINTES DE LA VÉNASQUE et enfin à louest le Dévoluy avec le PIC DE BURE. Gap est à nos pieds et le PIC DE CEÜSE clôt le cercle de vision ; grandiose ! Retour par la voie de montée. Bonne neige jusquà larrêt casse-croûte vers 2640m, face au soleil et surtout bien abrité du vent. La descente reprend sur une neige qui devient vite croûteuse. Retour au COL DE LA PISSE vers 15h15, la neige est toujours aussi mauvaise et le trajet jusquau "Réservoir" savère presque aussi pénible quà la montée. Cela sarrange sur la piste et cest leuphorie, trop brève, sur la neige damée de la Station. Retour aux voitures à 16h05.
LA RECULA (2548m) Vendredi 21, sixième dernière voici LA RECULA alias la PETITE AUTANE DORCIÈRES ! Une course courte et sûre, réputée pour sa poudreuse. Nous lavons préférée à lAIGUILLE DORCIÈRES, trop dangereuse actuellement (plaques à vent). Le grand beau est revenu et nous aurons une journée printanière avant le calendrier. Départ vers Orcières-Merlette, puis Les Audiberts avant de stopper les véhicules sur le parking dARCHINARD (1594m). Départ à ski à 9h et montée vers louest, rive gauche du TORRENT DARCHINARD. La pente moyenne est raide mais nous suivons une piste bien enneigée. Paysage de mélèzes avec de belles clairières. Vers 1900m nous sortons de la zone boisée pour progresser dans de vastes étendues de neige. Nous ne sommes pas seuls mais la fréquentation des lieux est loin de celle des courses précédentes. La neige est effectivement poudreuse, sans croûte de surface. Aux abords de la cote 2001m nous rejoignons une arête secondaire que nous suivrons jusquau terme de notre randonnée. Bien ensoleillée notre progression est des plus agréables. A 11h30 nous nous arrêtons à la cote 2310m, cest la fin du ski. Au-delà larête devient difficile et ne peut se parcourir à ski. Sur les conseils des gardiens du Gîte de Chauffarel nous avons choisi de descendre en versant Nord. Les pentes sont raides et boisées mais la neige, abondante, y est tombée sans vent et la poudreuse est dune qualité rare. Nous basculons donc dans la pente sans grande appréhension car le secteur est réputé pour sa sûreté. Aux premiers virages effectués sur de fortes déclivités succèdent des pentes plus modérées et peu à peu cest le relâchement, puis leuphorie qui nous gagne. Il y a suffisamment de place pour que chacun puisse évoluer au gré de sa fantaisie. Cest le paradis du ski dans un environnement de rêve ! Nous aboutissons, trop vite bien sûr, sur une piste forestière qui nous ramène rapidement à notre point de départ. Il est 12h30, la course est finie et notre séjour en Champsaur avec. Mais nous garderons en tête, longtemps sans doute, le souvenir de cette course à la neige exceptionnelle ; merci les gardiens pour vos bons conseils !
Sur ce nous rallions la Base de Loisirs dOrcières-Merlette où un snack-bar nous accueille sur sa terrasse ensoleillée. Casse-croûte amélioré et "grosses bières" dans ce lieu paisible. Après cela le retour au bercail commence.
LE RETOUR Reprise des affaires au gîte, petit shopping de route à Pont-du-Fossé. Aux départementales succèdent les nationales, puis lautoroute : Gap, Sisteron et Aix-en-Provence. Longs errements dans la ville avant de trouver notre gîte dun soir aux "Amis de la Nature". Installation folklorique nécessitant un trousseau de six clés pas moins pour pénétrer dans le sanctuaire ! Un hébergement quand même bien situé et bon à connaître. Dernier repas au resto : lEntrecôte, où nous dévorerons dexcellents steaks de viande belgo-hollandaise ; sacrilège ! Samedi, départ dès potron-minet, route sans histoire avec arrivée à Pau vers 13h.
Max Giraud
LEQUIPE Les six heureux participants étaient : ANDRADES Jean-François, GIRAUD Christine & Max, GOSSELIN Maurice, LARTIGUET Jacques et MICHEL Jean-Louis.*************
Caractéristiques techniques des courses effectuées :
Date |
Titre de la course |
Altitude max |
Dénivellé montée |
Dénivellé descente |
Durée totale |
| 16/02/03 | ROCHER ROND (2453m) | 2453m | 1061m | 1061m | 5h30 |
| 17/02/03 | COL DE RABOU(1888m) | 1888m | 570m | 570m | 4h15 |
| 18/02/03 | LE NID(2509m) | 2509m | 1413m | 1413m | 7h45 |
| 19/02/03 | POINTE SUD DE LA VENASQUE(2620m) | 2620m | 1065m | 1065m | 6h00 |
| 20/02/03 | VIEUX CHAILLOL(3163m) | 3163m | 1563m | 1563m | 9h00 |
| 21/02/03 | LA RECULA(2548m) | 2310m | 716m | 716m | 3h30 |
| TOTAUX | 6388m | 6388m | 36h00 |
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